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Grilles d'analyse |
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Analyser un début de film Dominique Renard, professeur de lettres, |
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| TITRE
DU FILM : REALISATEUR : ANNEE DE REALISATION : |
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Les débuts de films
sont réflexifs et complexes.
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| 1. La
question des bornes. Où se termine le début du film ? Quels éléments narratifs permettent de le délimiter ? Quelles marques soulignent éventuellement cette articulation (fondu, carton, etc.) ? |
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| 2. Le
film y parle de sa fabrication. Quels renseignements sont donnés par le générique ? On pourra les classer par types d'activités ayant concouru à la réalisation du film : production, écriture, comédiens, prise de son et d'images, tournage, éclairage, décors, effets spéciaux, montage, musique, etc. Le générique de début est-il exhaustif ou bien partiel (l'usage contemporain renvoie le générique exhaustif à la fin) ? S'il est partiel, quelles mentions ont été sélectionnées ? Comment sont-elles mises en valeur et hiérarchisées ? |
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| 3. Le
film y mentionne ses sources. Si le film est une adaptation, comment le livre adapté est-il mentionné ? Le film évoque-t-il discrètement ou plutôt ostensiblement cette dette ? Pourquoi ? Le film mentionne-t-il un rapport avec des faits réels et, si oui, comment ? |
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| 4. Le
film évoque parfois le dispositif cinématographique. Le début de film propose-t-il au spectateur une réflexion sur le dispositif de projection et de réception cinématographique : redoublement du cadre de l'écran, ouverture au noir ou à l'iris, présence de miroirs ou de "machines à voir" : caméras, télévisions, appareils photos, jumelles, lunettes, etc. |
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| 5. Les
débuts de films sont polyphoniques. Quel inventaire peut-on faire des différentes matières de l'expression filmique employées dans ce début : matières visuelles : images en mouvement (nature des images, nombre de plans, tailles, angles, mouvements, éléments représentés, etc.) et mentions écrites (dans l'espace diégétique ou non, contenu textuel, polices utilisées, etc.); matières sonores : paroles (voix in, hors-champ, off, contenu des discours, caractéristiques des voix, etc.), bruits (nature, intensité, statut, etc.) et musique (type, orchestration, statut diégétique ou extra-diégétique, etc.) ? |
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Les débuts de films
comme mise en place de la diégèse.
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| 6. Ils
fournissent des informations sur le cadre spatial. Quels sont les éléments et les caractères du cadre spatial représenté (diégétique) ? Ce cadre spatial est-il divisé en différents espaces ? Si oui, comment ces différents lieux sont-ils disposés (et éventuellement reliés) les uns aux autres ? Quels rapports de ressemblance ou de dissemblance entretient-il avec des lieux de la réalité ? Les espaces sont-ils nommés ? Comment ? Comment ce cadre spatial est-il donné à voir (cadré), à entendre (bruits, musique) ? Certains espaces sont-ils présents sans êtres visibles ? Comment ? Certains espaces semblent-ils avoir une dimension symbolique ou encore métaphorique ? |
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| 7. Ils
fournissent des informations sur l'époque de référence. L'époque de référence est-elle précise, confuse ou inexistante ? Si le film met en place une époque de référence, quelle est-elle et quels indices (visuels, auditifs, mentionnés par écrit) permettent de la situer ? |
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| 8. Ils
fournissent des informations sur les personnages. Quels personnages sont présentés ? Quels personnages sont évoqués sans être montrés ? Que savons-nous des personnages (nom, activité, traits distinctifs, relations mutuelles, rôle, fonction) ? Par quels moyens filmiques (image, son, mentions écrites) connaissons-nous ces renseignements sur les personnages ? |
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Les débuts de films
comme débuts d'histoires.
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| 9. Ils
inaugurent l'histoire. Le récit commence-t-il in medias res ou bien présente-t-il une situation initiale (laquelle ?) que vient perturber un élément déclencheur (lequel ?) ? Comment pourrait-on résumer l'histoire de ce début de film ? |
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| 10.
Ils donnent des indices qui invitent à anticiper l'histoire. D'après l'univers diégétique mis en place et le début de l'histoire racontée, quelle suite le spectateur peut-il anticiper pour l'histoire en cours ? Certains éléments présents dans ce début de film sont-ils énigmatiques ? Comment l'attention du spectateur est-elle attirée sur eux ? Quelles possibilités narratives suggèrent-ils ? |
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Les débuts de films et l'énonciation :
on y pose les règles du jeu narratif.
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11. Ils rattachent le
film à un genre.
A quel genre cinématographique (ou littéraire) le début semble-t-il rattacher le film ? Quels codes propres à ce genre sont-ils utilisés ? Le titre rattache-t-il le film à un genre ? Le film semble-t-il s'efforcer de prendre ses distances avec les genres institués ? Si oui, comment ? |
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| 12.
Ils témoignent du choix d'un mode énonciatif dominant. Quel est le mode énonciatif adopté dans ce début de film : dominante spectatorielle (tout est donné à voir comme naturellement au spectateur) ou dominante narratorielle (la présence de l'énonciateur filmique se fait sentir) ? Par quels choix ce mode énonciatif est-il perceptible au spectateur ? Le début de film est-il reçu à travers le point de vue d'un personnage ? Si oui, lequel et comment cette focalisation est-elle perceptible ? |
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Les débuts de films
et l'énonciation : ils portent l'empreinte d'un auteur.
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| 13.
Ils adoptent un ton caractéristique d'un réalisateur. Quel ton domine dans ce début ? Comment est-il manifesté par le jeu des comédiens, la mise en scène, le montage, le son et particulièrement la musique, le lettrage des mentions écrites, etc. ? |
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| 14.
Ils témoignent des choix esthétiques et idéologiques
du réalisateur. Quels choix esthétiques sont décelables dans ce début de film : choix des décors et costumes, de la musique, caméra fixe ou mobile, emploi de la couleur ou du noir et blanc, emploi de certaines focales, type de cadrages, montage, etc. ? Quelles relations (explicites ou non) avec des films antérieurs du même réalisateur et ce début de film sont perceptibles ? Peut-on dire (et si oui pourquoi?) que, dès son début, ce film porte l'empreinte d'un style identifiable, appartient à l'uvre de tel ou tel ? Le début de film donne-t-il à lire ou à entendre un exergue ? Si oui, quelle est sa fonction ? |
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Les débuts de films et l'énonciation :
ils établissent une relation avec le spectateur.
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| 15.
Ils invitent le spectateur à entrer dans le film. Le début de film comporte-t-il des marques d'adresse au spectateur : regards-caméra, discours adressé à la deuxième personne, dédicaces ? Le début de film a-t-il recours à des procédures favorisant l'entrée du spectateur dans le film : choix du titre, recours à certains clichés, emploi de la surprise, travelling, zoom avant, etc. ? |
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| 16.
Ils organisent l'attente du spectateur. Quelles questions le spectateur est-il conduit à se poser après avoir vu ce début qui vont l'entraîner à désirer voir la suite ? |
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| 17.
Ils peuvent suggérer des jugements sur le film lui-même ou
sur l'histoire. Le titre ou d'autres éléments du début du film suggèrent-ils des jugements de valeur sur les personnages, l'histoire ou le film lui-même ? Si oui, lesquels ? Comment l'interprétation du film est-elle guidée dès son début ? |
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