Il n'est pas question dans cet article d'étudier les gammes utilisées dans toutes les civilisations, le sujet est beaucoup trop vaste. Voici tout de même quelques notions et des liens qui vous permettront d'approfondir les sujets.
Si vous connaissez d'autres sites intéressants sur ce thème, veuillez nous les signaler, nous nous ferons un plaisir de compléter ce document par quelques liens supplémentaires.
Elle utilise comme notre musique occidentale des gammes de 7 notes, chaque octave étant divisé en 6 tons. Le découpage est par contre différent et utilise parfois des intervalles de 3/4 de ton. Comme pour nos musiques occidentales, les transpositions sont possibles et l'on peut partir de différentes notes.
Voici, par exemple la gamme RAST, la plus utilisée dans les musiques orientales :

On peut remarquer que la différence entre cette gamme et notre gamme européenne tempérée se limite aux deux notes MI et SI.
On peut remarquer que cette gamme ne peut être jouée sur les instruments occidentaux à notes fixes.
Il existe plusieurs autres gammes que vous pourrez consulter, et même écouter sur le site suivant :
http://perso.menara.ma/~dalil/index.html
Remarque : Le découpage de l'octave en 6 tons indique nettement que les gammes de la musique arable sont tempérées. Par contre les documents consultés sur Internet pour rédiger ce texte n'ont pas permis de déterminer si cette structure est très ancienne ou relativement récente.
Elle utilise comme la gamme de Pythagore des suites de quintes (ascendantes) et de quartes (quintes descendantes) mais les tierces sont également prises en compte. On trouve ainsi 26 notes qui peuvent être réduites à 22 si l'on assimile les notes les plus proches.
Pour plus de précisions, vous pouvez consulter le site suivant :
http://etiop.free.fr/shruti.htm
La musique traditionnelle chinoise est liée aux rites, chaque empereur imposant la musique à utiliser. Elle est très ancienne et, plus de 2000 ans avant notre ère, l'empereur Hoang Ti avait déjà fixé une note précise servant de base à la musique.
La note de base était déterminée au départ par un son de cloche mais a évolué par la suite vers un son émis par un bambou ayant une longueur et un diamètre précis. Cette note se situerait entre le MI3 et le FA3 de notre gamme tempérée.
Les 12 notes utilisées ont été déterminées dès le 3ème siècle avant notre ère par une succession de quintes de la même manière que la gamme de Pythagore. Celles-ci ont été corrigées un siècle plus tard et ont pris les valeurs suivantes (en longueurs de bambous qui peuvent facilement être transformées en fréquences) :
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Les différences entre ces notes et celles de notre gamme tempérée sont faibles les plus grosses étant de l'ordre du comma pythagoricien.
En 1596, le prince Tsaï-Liu fait adopter une nouvelle méthode de calcul basée sur des intervalles égaux entre demi-tons qui correspond exactement à notre gamme tempérée.
Même si dès l'antiquité, la musique chinoise disposait d'une gamme complète de demi-tons, leur usage a été très modéré et sur les 12 notes, seules 5 étaient réellement utilisées FA - SOL - LA - DO - RE (on peut noter au passage que ce sont les 5 notes de base de la gamme RAST arabe). La musique devait rester simple et se garder de tout excès, les autres notes étaient uniquement utilisées pour les transpositions.
L'utilisation de 7 notes incluant le MI et le SI est plus récente (quelques siècles avant notre ère) et ces notes d'agrément n'étaient utilisées que dans la musique légère.
Ces informations sont extraites du livre de Louis Laloy (1874-1944 : musicologue et érudit ami de Debussy) paru en 1903 "La musique chinoise" .
Vous pouvez trouver le texte intégral de cet ouvrage à l'adresse :
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| Jean-Luc Juveneton : Ingénierie Educative - CRDP - Grenoble (38) / imel@ac-grenoble.fr / 20 décembre 2005 |