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La Foire Aux Questions -
Voici quelques questions couramment
posées en lycée. Les
réponses ont été
éditées par M. Pierre
Jourdan en 1997, et actualisées
par Damien Durand. Vous avez la possibilité
de soumettre une question par mail.
1. Si un délégué est contesté
par la classe qui l'a élu (inaction,
initiatives prises sans consulter
la classe, etc), ses camarades peuvent-ils
l'obliger à démissionner ?
réponse : absolument pas. La classe
a pris ses responsabilités au moment
des élections. Elle supporte les conséquences
de son choix. Cependant, il sera bien
difficile à un délégué qui n'a plus
la confiance de sa classe de s'acquitter
de ses fonctions, surtout si l'équipe
(deux délégués + 2 suppléants proposée
avec insistance par Délégué Flash
a bien été constituée. A ce moment-là,
les autres délégués peuvent, en quelque
sorte, "neutraliser" celui des quatre
qui est défaillant. Un "vote de confiance"
pour mesurer la confiance de la classe
envers ce délégué peut, éventuellement,
être organisé. Mais, même dans l'hypothèse
d'une classe marquant nettement sa
défiance à l'égard d'un délégué à
la suite du vote, la démission ne
peut pas, en l'état actuel des textes
officiels, être imposée.
2. A la rentrée, les élèves se
trouvent devant un règlement intérieur
auquel ils sont soumis. S'ils ne sont
pas d'accord avec certains articles,
comment les faire réviser ?
réponse : les textes officiels prévoient
qu'à chaque rentrée une journée est
réservée à l'examen du règlement intérieur.
Les propositions de modification seront
portées à l'ordre du jour de la réunion
la plus proche du Conseil de la vie
lycéenne. Ce Conseil les discutera,
les mettra au point puis les soumettra
au Conseil d'Administration par l'intermédiaire
des cinq élèves élus qui y siègent
et y votent.
3. Dans mon lycée, des élèves
se livrent à des violences et à des
dégradations. Que faire ?
réponse : porter le problème devant
le Conseil de la vie lycéenne. Demander
à pouvoir disposer de la circulaire
du 6 juin 1996 (B.O. n° 23) et du
B.O. hors-série n°11 du 15 octobre
1998 qui passent en revue ces phénomènes
et présentent les mesures à prendre
ou les démarches à accomplir. Au cours
du C.V.L., par exemple, en utilisant
des textes cités dans Délégué Flash
sur la violence, le chef d'établissement
aidera les délégués élèves au Conseil
d'administration à présenter les difficultés
constatées, la situation et des propositions.
Evidemment, si des mesures immédiates
s'imposent, le chef d'établissement
les prendra après une démarche auprès
de lui, effectuée de préférence par
les lycéens élus au Conseil d'administration.
4. Je viens d'avoir 16 ans et
je voudrais me faire établir un bilan
de santé. Est-ce possible ?
réponse : oui, l'arrêté du 20 juillet
1992, paru au Journal officiel du
19 septembre 1992, vous en assure
la gratuité. Adressez-vous à la Caisse
de sécurité sociale. en cas de problème
urgent, vous pouvez obtenir des informations
en utilisant le "Fil Santé-Jeune",
numéro vert gratuit : 0 800 235 236.
Anonymat garanti, sept jours sur sept,
de 8h à minuit, pour les jeunes de
13 à 25 ans.
5. Délégué Flash avait cité des
initiatives de Conseils régionaux
en direction des lycéens. Ces innovations
continuent-elles ?
réponse : oui, par exemple, le Conseil
des lycéens de Bretagne, composé d'un
délégué par établissement, a désigné
en 1997 les lauréats du Concours des
"projets lycéens". Six bourses ont
été attribuées par la Région. Parmi
les projets retenus : remise en état
de deux ambulances pour les dispensaires
roumains, médicaments pour un orphelinat
en Roumanie, réfection d'une école
au Burkina Faso. En 1999/2000, ce
même conseil régional a édité, avec
le Rectorat de l'Académie de Rennes,
un Guide du lycéen breton, distribué
aux 43 000 élèves de seconde de la
Région. Délégué Flash est d'ailleurs
cité dans ce guide, comme source d'information
pour les délégués ! D'autres exemples
d'initiatives : dans Délégué Flash
!
6. En cas de passage devant le
Conseil de discipline, à quel(s) interlocuteur(s)
devrait s'adresser en priorité l'élève
traduit devant ce conseil ?
réponse : les interlocuteurs privilégiés
sont les élèves élus qui siègent au
Conseil de discipline (attention :
ce conseil a une nouvelle composition,
plus restreinte, depuis les derniers
textes ministériels de l'été 2000,
se reporter à la rubrique Actualités)
et le défenseur de l'élève. Celui-ci
peut ne pas appartenir au lycée (avocat,
éducateur, etc). Suivant la situation
: contact préalable avec le C.P.E.
et/ou le chef d'établissement.
7. Une affirmation souvent entendue
parmi les lycéens : leurs délégués
n'ont aucun pouvoir. Même au Conseil
de classe, leur rôle est quasi inexistant.
Est-ce exact ?
réponse : le pouvoir des délégués,
comme d'ailleurs leur rôle au Conseil
de classe, sont définis très précisément
par des textes officiels. La vision
pessimiste, souvent répandue, résulte
de l'ignorance des textes officiels
et/ou de leur non application par
des adultes, parfois par les élèves
eux-mêmes. Le chef d'établissement,
par exemple, est tenu de prendre l'avis
des délégués des élèves et du conseil
de la vie lycéenne dans plusieurs
domaines de la vie lycéenne et de
l'établissement. Peut-il ne pas tenir
compte de cet avis sans créer une
situation de tension dans son établissement
? Quant au Conseil de classe, les
textes officiels le définissent comme
une "structure de dialogue". Le préconseil
d'où étaient exclus les délégués de
classe n'existe plus (voir Délégué
Flash édition 2001 page 169) et il
n'est plus possible de réduire de
3 à 2 le nombre de conseils de classe
annuels (décision du Tribunal administratif
de Châlon sur Marne, mai 1997). Les
trois conseils annuels sont un minimum
obligatoire. Délégué Flash aide les
élèves à s'y préparer et à y intervenir.
8. Dans le cas d'une égalité
entre deux candidats au second tour
d'une élection de délégué,
quel est le candidat élu ?
réponse : il s'agit du plus
jeune des deux.
9. Prétextant que je suis
délégué, mes
professeurs me forcent à accompagner
mes camarades à l'infirmerie,
en vie scolaire, chez le proviseur...
Suis-je obligé d'accepter ?
réponse : absolument pas.
C'est le type de tâche qui peut
être assumé par tout
élève, tout comme effacer
le tableau, porter les cahiers de
textes, ou distribuer les imprimés...
Ce qui ne vous empêche pas de
vous acquitter de ce genre de tâche
de temps en temps.
10. Un délégué
élève qui siège
au Conseil de Discipline (et donc
à la Commission permanente)
conserve-t-il son siège après
avoir fait l'objet d'une mesure disciplinaire
?
réponse : un délégué
qui passe en conseil de discipline
ne peut plus en être membre.
il est remplacé par son suppléant
à la C.P.
11. Le climat est rude, nous avons
froid, mais le chef d'établissement
refuse de mettre le chauffage... Quels
sont nos recours ?
réponse : dans le Recueil des lois
et règlements, il s'agit d'une question
écrite au ministre, datant du 4 février
1985 au sujet de la température des
locaux scolaires... A la question
sur l'existence de seuils de températures
en dessous desquels il serait déconseillé
d'assurer les cours, la réponse est
la suivante : "Aucun texte officiel
ne fixe actuellement de seuil de température
à l'intérieur des locaux scolaires,
en dessous duquel il serait déconseillé
d'assurer les cours. Il appartient
au chef d'établissement, en liaison
avec les autorités académiques, de
prendre ou non la décision d'interrompre
l'enseignement par période de grand
froid, lorsqu'un fonctionnement défectueux
des installations ou leur inadaptation
à des températures rigoureuses inhabituelles
pour la région ne permettent pas d'assurer
aux usagers le confort nécessaire"
(Journal officiel n° 18 du 6 mai 1985).
Il ne semble pas qu'il y ait eu de
modification depuis cette date et
il n'y a donc pas de seuil de température...
Cela confirme qu'il vous faut dialoguer
avec votre chef d'établissement.N'oubliez
pas qu'une seule journée de
chauffage dans un grand établissement
scolaire ancien peut coûter
très cher !
12. Dans quel(s) cas un délégué
élève élu peut-il
être démis de ses fonctions
?
réponse : les textes officiels prévoient
que vous ne pouvez pas être destitué
(sauf en cas d'exclusion définitive
de l'établissement, ou de changement
de classe, où vous perdez votre
mandat). Personne n'a le pouvoir de
vous destituer. Votre classe, si elle
est mécontente de votre travail de
délégué, peut demander l'organisation
d'un vote de confiance. Mais, même
dans le cas où le résultat de ce vote
vous serait défavorable, vous ne seriez
pas obligé de démissionner. Il n'y
a que vous qui pouvez décider de démissionner.
Le recours contre cette destitution,
dans ce cas, peut consister à vous
adresser à votre chef d'établissement
et lui indiquer votre refus de démissionner
et votre souhait de continuer dans
votre rôle de délégué. En cas de refus
de sa part, il faudrait alors s'adresser
au Rectorat de votre académie. S'il
s'agit du conseil d'administration
du lycée ou du C.V.L., la situation
est la même.
Au conseil de discipline, en revanche,
une exclusion temporaire vous empêche
de siéger de manière définitive.
13. Un élève d'un
autre établissement scolaire
hébergé à l'Internat
et délégué des
interne peut-il être candidat
à l'élection au Conseil
d'Administration ?
réponse : en l'état actuel des textes,
la réponse ne peut être qu'affirmative.
Les nouveaux textes du 13 juillet
2000 n'abordent pas ce point, qui
n'est pourtant pas sans importance.
A titre personnel, je crois que la
participation d'un délégué d'internat
au C.A. est importante, et même dans
le cas où cet élève n'appartient pas
à l'établissement. Ce sont les internes
qui l'ont élu, en principe en connaissance
de cause. Et dans le cas où l'hébergement
croisé pose problème, ce qui arrive
(problèmes d'horaires d'ouverture,
week-end, etc), il est même très important
que les bénéficiaires soient partie
prenante des décisions éventuelles
qui les concernent au premier chef,
même si, par ailleurs, le reste des
débats et décisions du C.A. ne les
concernent que peu. La relance des
internats, envisagée par le ministère,
va peut-être donner plus d'acuité
à ce problème.
14. Existe-il un fonds spécifique
pour la formation des délégués
élèves ?
réponse : malheureusement, non. Mais
cela peut être financé
par les fonds d'animation de l'établissement
ou par les fonds du lycée,
au titre de projet pédagogique.
15. Qu'en est-il des sorties lors
des TPE ? Qui est responsable en cas
d'accident ?
réponse : le problème est
réel. Vous pouvez aller consulter
ce lien,
http://www.ac-strasbourg.fr/pedago/tpe/texte,
dont le contenu a été
établi par l'Académie
de Strasbourg.
Vous pouvez également consulter
l'ouvrage Sorties et Voyages Scolaires,
dans la même collection que
Délégué Flash.
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