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Histoire |
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| L'histoire du chemin de fer |
La décision de construire le chemin de fer
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La Matheysine possède un gisement houiller important. Cet anthracite, charbon à haut pouvoir calorifique principalement utilisé par l’industrie, était exploité depuis le Moyen Âge. À l’origine, le charbon était vendu sur place et dans les régions voisines. Puis l’exploitation du gisement matheysin s’étant progressivement accrue, l’excédent de la production fut écoulé vers l’agglomération grenobloise. Les conditions de transport limitaient la progression de l’extraction : le trafic s’effectuait sur de mauvaises routes de montagne présentant de fortes déclivités, routes souvent impraticables du fait des conditions météorologiques difficiles et du manque d’entretien. Dès 1858, la Compagnie des Mines de La Mure subit la concurrence d’autres bassins miniers comme ceux de la Loire, desservis par le chemin de fer. Il faut donc construire un chemin de fer, ou, à terme, arrêter l’exploitation. En 1865, le Conseil Municipal de La Mure demande la construction d’une voie ferrée reliant son bassin à Saint-Georges-de-Commiers. En 1879, on choisit de passer par le Trièves et Lus-La-Croix-Haute plutôt que par la Matheysine pour relier Grenoble à Veynes. La ligne PLM ouvre en 1878. Le problème restant entier, l’Etat décide d’intervenir et prend à son compte la concession du chemin de fer de La Mure, votée le 17 juillet 1879 dans le cadre du plan Freycinet. La complexité du relief rend pratiquement impossible d’adopter une largeur normale de voie, d’un écartement de 1,435 m. En 1880, les Ponts et Chaussées décident de construire la ligne avec un écartement d’un mètre. Cela permet de mieux s’adapter au relief de la montagne. Cette voie étroite, appelée voie métrique, est à l’origine de la dénomination du train : le « petit » train de La Mure. Le PLM ne peut accepter la concession de cette voie en raison de ce caractère particulier. Le Chemin de Fer de Saint-Georges-de-Commiers à La Mure est donc déclaré d’utilité publique, sans faire l’objet de concession, le 27 mars 1881. |